PrincipesTraitement de la causeAgents dopaminergiquesAntiépileptiquesMorphiniqueBenzodiazépines


traitement sjsrPrincipes

Des observations historiques ont rapporté l’efficacité du laudanum (due à la présence de dérivés morphiniques, dont l’efficacité est aujourd’hui bien connue).

Cependant, la pharmacopée moderne fournit des traitements efficaces, que l’on peut classer en différents groupes :

  1. le traitement de la cause,
  2. les agents suppléant le déficit en dopamine,
  3. certains antiépileptiques,
  4. les morphiniques,
  5. les benzodiazépines.

 


Traitement de la cause

Le traitement de la cause n’est pas toujours possible, même lorsqu’une cause précise a été identifiée.

Cependant, la suppression du café, du thé ou du chocolat peut avoir une efficacité spectaculaire, de même que la greffe rénale, en cas d’insuffisance rénale chronique dialysée.

Mais la cause curable le plus souvent identifiée est une carence en fer, en sachant que la carence en fer a souvent elle-même une cause précise, qu’il faut avant tout rechercher, et que la correction de la carence peut être longue à obtenir.


Agents dopaminergiques

Soit sous la forme de L-DOPA (précurseur de la synthèse de la dopamine dans les neurones), soit sous la forme d’agonistes dopaminergiques (des molécules qui vont se fixer sur les récepteurs à la dopamine des neurones), de nombreux agents dopaminergiques ont démontré leur efficacité dans des études dites contrôlées, où les produits actifs ont été testés en comparaison avec un produit placebo, dans des études menées en double insu.

Cependant, une seule de ces molécules a obtenu l’Autorisation de Mise sur le Marché en France dans l’indication du traitement du SJSR.

Tous ces agents ont des effets indésirables possibles, de sévérité variable.

Les plus fréquents sont des effets digestifs, avec des nausées ou parfois des vomissements, raison pour laquelle les doses sont augmentées progressivement. Dans ces conditions, ils restent en général mineurs et transitoires, mais nécessitent parfois la prescription de correcteurs.

Un autre effet secondaire, observé plus souvent avec la L-DOPA qu’avec les agonistes dopaminergiques est un phénomène d’augmentation, qui se traduit par une extension des symptômes, soit chronologique (au lieu de ne se manifester que le soir, ils se manifestent toute la journée) soit topographique (au lieu de ne toucher que les membres inférieurs, ils s’étendent aux membres supérieurs). Lorsqu’elle se produit avec des agonistes dopaminergiques, l’augmentation est en général maîtrisée en augmentant et/ou répartissant les doses sur la journée.


Antiépileptiques

Certains médicaments, initialement commercialisés pour le traitement de certaines formes d’épilepsies, ont démontré leur efficacité dans le traitement des SJSR.

Bien qu’aucun d’entre eux n’ait obtenu l’Autorisation de Mise sur le Marché en France dans cette indication, ils pourront parfois être prescrits lorsque les agents dopaminergiques sont inefficaces.


Morphinique

Des morphiniques, utilisés dans le traitement des douleurs chroniques ont démontré leur efficacité dans le SJSR.

Cependant, ils ne seront utilisés qu’en cas d’échec des autres traitements, en raison du risque de dépendance et de toxicomanie que ces substances peuvent induire.


Benzodiazépines

Une efficacité de certaines benzodiazépines (clonazépam, notamment) a été démontrée, plus sur les MPS que sur le SJSR lui-même.

Ces médicaments sont actuellement peu prescrits dans cette indication, car leurs effets s’épuisent rapidement.

Ils peuvent néanmoins être utilisés comme adjuvants, ou en début de traitement, car leurs effets se manifestent plus rapidement que pour les autres médicaments.